Trois bonnes raisons de choisir une maison à ossature bois

Le choix d’une maison en bois n’est pas qu’un rève, il répond aussi à des raisons tout à fait rationnelles.

Lorsque nous avons décidé de faire construire, le choix de la maison à ossature bois s’est imposé comme une évidence. À 45 ans, et après une longue rénovation, partir sur du neuf pour notre second achat immobilier était l’occasion de bâtir une demeure conforme à nos rêves. En juillet 2019, nous flashons sur un terrain de 700 m² en deuxième rideau, à 50 m à vol d’oiseau du rivage rocheux d’un coin de Loire-Atlantique. Il fallait réfléchir, mais pas trop longtemps : le compromis est signé fin septembre.
Dès le départ, nous envisageons de partir sur une maison à ossature bois (MOB). L’ossature bois et nous, c’est une longue histoire. Pour l’anecdote, notre première maison, en location, était déjà une ossature bois. Notre propriétaire, artisan charpentier spécialisé dans cette technique constructive, l’avait bâtie comme maison témoin. Y vivre pendant quelques années nous a convaincus de ses avantages. Quand on a voulu devenir propriétaires, on a d’abord cherché un terrain pour faire construire, en bois évidemment. Finalement, nous avons acheté une bâtisse en pierre d’ardoise à rénover – faute de terrain disponible répondant à nos critères et à notre budget. Seize ans plus tard, on peut enfin dessiner la maison de nos rêves.
Avoir vécu à la fois dans une MOB et dans une maison traditionnelle en pierres nous a permis de peser le pour et le contre des deux types de construction. Parmi les nombreux avantages de l’ossature bois, nous en avons retenu trois principaux.

 

Raison n°1 : l’efficacité énergétique et le confort thermique

À l’heure de la lutte contre le réchauffement climatique et du développement durable, la haute qualité environnementale de l’ossature bois n’est plus à démontrer. Les performances énergétiques sont exceptionnelles, notamment grâce à la possibilité de double isolation (intérieure et extérieure) qui élimine quasiment tous les ponts thermiques et une étanchéité à l’air renforcée. Les MOB sont par nature conformes à la RT 2012 et donc considérées comme des bâtiments basse consommation (BBC). Certaines vont même au-delà et atteignent déjà des objectifs pressentis par la future réglementation énergétique RE2020.
Certes, le bois est naturellement plus isolant que le béton, mais c’est surtout la structure de l’ossature et la possibilité d’y intégrer directement l’isolation qui garantissent un confort thermique optimal. Par ailleurs, en saison froide, l’air ambiant est radicalement différent : il est doux et sec dans la maison en bois, alors qu’il est plus humide et frais dans celle en pierres. Par nature respirant, le bois régule en effet de lui-même le degré d’hygrométrie. Enfin, sa faible inertie permet de chauffer les volumes très rapidement, au contraire du béton qui est plus long à monter en température. Cette faible inertie permet de convertir le moindre rayon de soleil en apport de chaleur, y compris en hiver. En contrepartie, il convient de prévoir des solutions limitant les apports solaires l’été afin de ne pas transformer la maison en fournaise (volet, brise-soleil, pergola…).

Raison n°2 : la rapidité de la mise en œuvre

Quand on a 45 ans, on est pressé. Surtout pour venir habiter à la mer ! Plus prosaïquement, nous avions encore quelques années de crédit immobilier à terminer et il était important de vendre notre première maison assez rapidement. L’idée était aussi d’éviter, autant que faire se peut, d’avoir à prendre une location le temps des travaux.
La rapidité de mise en œuvre de la MOB était la solution toute trouvée à ces impératifs de temps. Nous avons donné le premier coup de pioche le 2 mai 2019, la maison était hors d’eau hors d’air mi-août de la même année. Nous avons réalisé tout l’intérieur en auto-construction et avons emménagé cinq mois et demi après le début des travaux, en octobre 2019 ! Pour une construction traditionnelle, on est plutôt sur des délais de neuf à douze mois.
Deux facteurs permettent cette rapidité. D’abord, les murs de la maison sont fabriqués en atelier (pour nous, cela a pris un gros mois). Pendant ce temps, les terrassiers et les maçons ont réalisé les fondations et la dalle. Mi-juillet, les parois ont été posées en une journée.
On économise aussi le temps de séchage puisqu’il n’y a pas de maçonnerie à proprement parler au niveau des murs (sauf pour un ou deux dans notre cas, car la maison est accolée sur un côté). Dès les parois posées, on peut attaquer la couverture, les menuiseries et l’intérieur.

Raison n°3 : l’esthétique

J’ai toujours eu un faible pour le bois : l’aspect, l’odeur caractéristique, la veinure, les craquements… L’ambiance d’une maison en bois doit d’ailleurs beaucoup à son matériau de base. Nous souhaitions une esthétique plutôt contemporaine, une maison cubique avec un toit plat. C’est plus facile avec du bois et moins onéreux à architecture égale. Pour une maison de bord de mer, un bardage en bois nous paraissait évident pour rester dans l’esprit maritime. La légèreté structurelle de l’ossature permet aussi de limiter les fondations ou de s’adapter à des terrains spécifiques (forte pente, emplacement instable…). Pour ce qui nous concerne, la maison et sa dalle sont par exemple posées sur un terrain sableux.
Contrairement aux idées reçues, une maison en bois est tout aussi solide qu’une construction traditionnelle. Preuve en est la longévité des maisons à pans de bois ou à colombages qui peuplent encore les rues de villes construites au Moyen-Âge. Côté sécurité, une ossature bois résiste mieux au feu qu’un mur de maçonnerie : le bois transmet la chaleur dix fois moins vite que le béton. Il conserve aussi ses propriétés mécaniques plus longtemps en cas d’incendie (les poutres ne se déforment pas et n’explosent pas).
Par raison ou par passion, le choix de la maison en bois est une excellente manière de contribuer à l’effort environnemental. Matériau naturel et renouvelable, le bois qui sert à la construction est exploité de manière durable : durant toute sa vie, il consomme plus de carbone qu’il n’en rejette !